22 juin 2009
Retour de Flavigny
Un petit coup de blues qui pourrait devenir un "coup de gueule"...
Tous les créateurs(trices) connaissent le problème : il ne suffit pas de créer, il faut aussi diffuser. Nous sommes donc à l'affût des occasions de montrer nos créations, et même, bonheur suprême, de trouver des acheteurs qui nous permettraient de faire de la place pour de nouveaux stocks, de mettre de l'huile dans les rouages et du beurre dans les épinards, tout en portant avec fierté nos œuvres qui feront l'admiration de leurs connaissances... Le bonheur, j'ai dit !
A côté de ces moments là, il y a les jours de gros découragement, de retour d'un très long week-end laborieux, qui a commencé jeudi par 300 km de route pour arriver dans un marché-exposition installé dans un petit village où les stands étaient disséminés, certains bien cachés, les rues désertes de visiteurs, la publicité d'une extrême discrétion... Résultat : un bide magistral !
Les organisateurs, (pleins de bonne volonté) se réfugient dans l'évocation de la crise, nous reprochent de ne pas avoir nous-même fait venir du public (à 300 km de chez soi !) et se dédouanent par la modicité du prix du stand.
Comment arriver à leur faire comprendre que le prix du stand n'est que la partie visible de l'iceberg. Voici la partie cachée : le travail, jusqu'à très tard le soir, les jours précédents pour que tout soit prêt, l'organisation de la vie familiale pour pouvoir s'absenter, les km de route avec essence et péage, les repas à prendre à l'extérieur, la fatigue, le stress de voir le temps qui passe et que le public ne vient pas...
Quel découragement !
Ce n'est pas la première fois que je rencontre ce problème et, en parlant avec les autres exposants, chacun à ses propres histoires de ce genre. Il serait bon, à présent, d'en parler à haute voix pour éviter les déceptions aux suivants. Alors, je le dis haut et fort : non ! on ne me reverra pas au Marché Exposition du tissage et Arts Textiles de Flavigy sur Ozerain !
01 juin 2009
pour changer un peu du feutre...
Je serai à Paris, dans le 6e arrondissement, le week-end prochain (vendredi, samedi et dimanche) pour vous présenter ma nouvelle folie textile... le shibori.
Le shibori est un terme japonais pour désigner les techniques de teinture à motifs en réserve, utilisant le nouage, le pliage, la ligature ou la couture.
Chaque pièce de soie teintée raconte ainsi sa propre histoire, chargée de couleur et d'ombre, parfois même développée en 3 dimensions.
Je vous attends pour vous présenter mes plus récentes créations, issues de mon travail de découverte sur cette passionnante technique.
24 avril 2009
Journées européennes du feutre
Il était temps qu'un évènement important concernant le feutre soit enfin organisé en France.
La semaine prochaine ce sera chose faite.
Les premières journées européennes du feutre vont se dérouler à Felletin dans la Creuse, du 1er au 4 mai.
"4 jours autour de la production du feutre de laine, 4 jours d'échanges de savoir faire, de création, d'expérience et de pratique.
4 jours pour explorer toutes les facettes d'une matière à découvrir.
Durant les 4 jours, des tables rondes thématiques, réflexion sur la professionnalisation et la structuration d'un réseau."
Marché de créateurs
ateliers d'initiation
expositions
... et, en plus, j'y serai !
pour plus d'informations :
www.histoiresdelaine.fr
30 mars 2009
Retour de Rambouillet
Merci à toutes celles qui sont passées me voir ! Votre présence m'a un peu réchauffée, parce que, niveau température.. brrrrr !!!
Plein de rencontres sympa, de rigolades avec les copines, du bon vin chaud, s'attacher les mains pour ne pas acheter plein de laine... voilà mon petit résumé de ce Rambouillet 2009 perso.
Je pourrais ajouter que la crise se fait bien ressentir et que rien (ou presque) ne s'est vendu ; mais je n'étais pas venue pour ça.
Les photos de mon expo Barok-Bazar / Rambouillet 2009 sont là :
http://www.flickr.com/photos/36738719@N08/
(et il n'y a pas la photo où j'explique le shibori à Christine Boutin... si, si, j'ai fait ça aussi !!)
21 mars 2009
Rambouillet 2009
19 février 2009
le feutre, c'est tendance !
Comme l'indique cette dépêche de l'agence russe RIA NOVOSTI :
Par Olga Sobolevskaïa, RIA Novosti
"Les Européennes bon chic, bon genre ont ouvert la chasse aux valenki (bottes de feutre russes).
La première présentation d'une collection de bottes de feutre russes "haute couture" a récemment eu lieu à Gatchina, ancienne résidence impériale non loin de Saint-Pétersbourg. Par la suite, la fabrique de chaussures de feutre de Gatchina a croulé sous les commandes venant de maisons de mode de France, d'Allemagne et de Russie. En Europe, les bottes de feutre "à la russe", à l'origine un peu plébéiennes, se transforment en chaussures exclusives et recherchées portées par des stars en tous genres.
L'empereur Pierre le Grand estimait que les valenki avaient des qualités curatives. "Si le matin vous avez la "gueule de bois", mettez vos pieds nus dans des bottes de feutre et avalez une écuelle de soupe au chou aigre", recommandait-il.
Ses successeurs, les impératrices Catherine II la Grande et Anna Ioannovna, permettaient aux dames de la cour de mettre des bottes de feutre même avec des robes d'apparat. Elles aimaient aussi porter des bottillons souples en feutre.
Aujourd'hui, les élégants "hauts de gamme" portent des valenki décorées de grains de verre, de strass, de dentelle, de soie, de tapisserie et de broderies.
La 16e Semaine de la mode de Moscou a présenté en octobre dernier une collection de bottes de feutre faites main: presque un millier de paires de valenki confectionnées par la designer Lioudmila Tchernikova ont été vendues en sept jours.
Autrefois, la gamme de couleurs des bottes de feutre russes était restreinte: gris, noir et blanc. Maintenant, vous en trouverez en orange, en vert, en violet ou en bordeaux. A l'heure actuelle, on feutre presque tout type de laine. Elena Pelevina, fondatrice de la Maison de la mode russe de Moscou, confectionne des bottes en poil de chameau et considère que les chaussures de ce type sont très chic.
Des valenki de luxe sont fabriquées sur commande à l'occasion de réceptions mondaines, des bottes "d'auteur" sont commandées pour des soirées bohème. Les chaussures en feutre ornées de tapisserie et de strass sont le clou de la saison. En Sibérie, on vend des valenki garnies de fourrure pour quelque 400 dollars américains. Les Khantys (peuple indigène) portent des bottes de ce genre, très chaudes, en raison de rudes conditions climatiques, et par ailleurs, le style ethno devient très à la mode en Russie.
Les bottes de feutre russes ont fait une nouvelle réapparition sur les podiums internationaux pour la saison automne-hiver 2006-2007. La couturière Ioulia Nikolaïeva est éloquente sur la question: "Faites sur commande spéciale, à tige resserrée et aux bouts aplatis, elles deviennent le genre de chaussures le plus confortable et le plus chaud que les hommes ont jamais inventé".
Les mannequins présentant les valenki achètent eux-mêmes des bottes de feutre. Ce qui n'est pas étonnant, du fait qu'un certain Gianfranco Ferre figure parmi leurs auteurs. Le couturier a élaboré toute une collection de valenki. Les people font porter des bottes de feutre à leurs enfants. Il existe même des chaussons pour bébés en feutre. Les magazines de mode donnent quant à eux des conseils sur la façon de décorer les valenki de vos enfants.
Strictement parlant, les valenki, considérées comme des chaussures typiquement russes, sont une invention turque. Leur histoire remonte au IVe siècle avant notre ère: c'est à cette période que les archéologues attribuent les articles en laine découverts dans un kourgane (tumulus) dans les monts Altaï, en Sibérie. Une des premières mentions de bottes de feutre figure dans "Le Dit de la campagne d'Igor", la plus ancienne oeuvre littéraire russe connue, un poème épique datant de la fin du XIIe siècle.
Dans les familles paysannes, les bottes de feutre étaient reçues par voie de succession, les moyens de résister au cruel froid de l'hiver russe n'étant pas bon marché. La confection de vraies valenki nécessitait des technologies très compliquées: les chaussures étaient faites sans une seule couture sur des formes spéciales. Ces technologies sont présentées dans les musées russes des bottes de feutre, à Mychkine et dans le village d'Ouroussovo (République de Mordovie).
La fabrique de chaussures de feutre de Gatchina produit annuellement 30.000 paires de bottes pour les commercialiser à travers la Russie. Une modernisation de l'entreprise permettra d'augmenter ses capacités. Compte tenu de la demande actuelle, ces chaussures écologiques et hygroscopiques se vendront bien.
La fabrique de valenki la plus connue, celle de Veliki Oustioug (dans le Nord de la Russie), a rapidement décrypté la conjoncture, ayant étendu sa gamme dès le début du XXIe siècle. A Moscou, des bottes de feutre sont confectionnées à la fabrique de Bitsa. Toute une équipe d'épouses d'ambassadeurs a débarqué un beau jour dans un petit magasin commercialisant des bottes de feutre moscovites pour en acheter un lot non négligeable. Plus tard, la boutique a vécu une invasion de touristes français, qui ont eux aussi emporté pas mal de chaussures de feutre.
Vers la fin de l'époque soviétique, les valenki n'étaient plus à la mode. Leur nom est même entré dans la phraséologie courante pour désigner un homme naïf et crédule ("botte de feutre de Sibérie"). La Russie cherchait à s'aligner sur l'Europe et portait donc des bottes "à l'européenne". Aujourd'hui, ce mot est de plus en plus souvent employé au sens propre, s'étant retrouvé une place fixe dans le vocabulaire de la mode. C'est maintenant l'Europe qui se chausse "à la russe"."
30 janvier 2009
Tricotin.com
Voici quelques semaines, lors d'une rencontre entre mordues de la laine dans un café filage, j'ai accepté de m'occuper de la rubrique "feutrage" du site bien connu des tricoteuses "tricotin.com". Me voici donc "modératrice". J'espère surtout m'efforcer d'être incitatrice !
05 janvier 2009
Bonne année !
30 décembre 2008
Mon stand à "Bouche à oreille"
Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit à propos de l'organisation calamiteuse de ce salon.
J'ai quand même fait quelques rencontres sympa qui m'ont permis de montrer mon travail et de faire connaître cette superbe matière qu'est le feutre.

29 décembre 2008
quand on joue à la marchande...
On peut parfois être très déçue.
C'est ce qui m'est arrivée au début du mois de décembre. J'avais réservé un stand au salon "Bouche à oreille" qui me semblait bien adapté pour vendre ou, tout au moins faire connaître, mes créations.
Malheureusement, l'organisation était loin d'être au niveau qu'on pouvait attendre. Presque pas de visiteurs car peu de publicité faite pour l'évènement. Pour exemple, le salon se trouvait à quelques pas des magasins Rougier&Plé qui ont reçu des flyers à distribuer… le dimanche matin, dernier jour de l'expo !
On y trouvait des stands très disparates : certains proposant des petites bricoles à 4 sous, d'autres de la confection industrielle… ce qui est pour le moins surprenant dans un salon où on s'attend à trouver des pièces uniques de créateur et pour lequel l'organisatrice prétend effectuer une sélection.
Ajoutons à cela une sono crachant des décibels à fond si bien que pour converser avec mes visiteurs j'étais obligée de hurler (le reste du temps je mettais un casque anti-bruit pour m'isoler un peu).
Cerise sur le gâteau, je n'ai toujours pas reçu la facture que j'avais demandé pour justifier du coût de mon stand dans ma comptabilité, malgré une relance de ma part.
Tout ce que je peux faire à présent est de mettre en garde ceux et celles qui sont tentés par ce genre de salon. Mon conseil : À FUIR !!








